Le sieur Jean-Luc-sur-son-blanc-destrier a fait la peau au dragon qui gardait mes Très-Saintes-Pattes-de-Mouche et terrorisait par la même occasion les braves gens vivant dans les vertes contrées de ce pays merveilleux, et cela depuis, pfiuuuu, au moins une année...
Fabienne Franseuil est une brelle de la technique, mais l'euthanasie n'est pas autorisee dans ce beau pays. Vous pouvez la joindre via le mail à fabienne.franseuil[at]free.fr. A bonne entendeur...
Et puis vous pouvez aussi aller vous promener par :
dimanche, mars 02, 2003 Pas du tout Il est tard. Ils se sont enfuis, selon la règle, par la fenêtre. Ils étouffent leurs cris dans les couloirs d'un hôtel silencieux. La chambre. Un jeu de regards. Il glisse ses mains sur la fine étoffe blanche, laissant le dos libre, jusqu'à la nuque rendue apparente par un chignon ouvragé. Peau et tissu rivalisent de douceur. "Je t'aime". Une envie de jeu dans le regard, il défait le premier bouton : "un peu". Puis le deuxième, d'une simple pression du doigt : "beaucoup". Une épingle de sa coiffure à elle tombe au sol, une mèche sombre glisse sur l'épaule. Le troisième bouton s'échappe tandis qu'il lui souffle à l'oreille "passionnément". Un frisson lui parcourt l'échine. Au quatrième, "à la folie", un sein s'échappe du corset enfin ouvert. Reste un ultime obstacle, fine tête de soie se dressant héroïquement face à l'adversité. Vain combat. L'étoffe se rend et offre en tombant le corps nu d'une femme s'offrant au regard de l'Autre.
Silence. Deux autres épingles tombent sans bruit sur la moquette épaisse.
"Pas du tout". Visage inexpressif de celui qui est resté vêtu. Puis les traits se tendent dans un rictus de dégoût et de consternation mêlés. "Je... je ne t'aime pas du tout". Et, dans un mouvement dérisoire : "je suis désolé".
Immobile, elle reste immobile, suspendue dans le temps. Puis la tête s'incline, une main vient cacher le visage, mais elle ne cache rien car c'est tout le corps qui est pris de convulsion. Pas un bruit, une détresse sourde avec, de temps à autre, le froissement de l'étoffe gisant à terre.
Je n'aime pas beaucoup les nouvelles publicités pour les robes de mariée qu'on voit dans le métro en ce moment...
3:48 PM