Le sieur Jean-Luc-sur-son-blanc-destrier a fait la peau au dragon qui gardait mes Très-Saintes-Pattes-de-Mouche et terrorisait par la même occasion les braves gens vivant dans les vertes contrées de ce pays merveilleux, et cela depuis, pfiuuuu, au moins une année...
Fabienne Franseuil est une brelle de la technique, mais l'euthanasie n'est pas autorisee dans ce beau pays. Vous pouvez la joindre via le mail à fabienne.franseuil[at]free.fr. A bonne entendeur...
Et puis vous pouvez aussi aller vous promener par :
mardi, mars 11, 2008
Heures indues Il est tard. Tout à l'heure je me lèverai pour me préparer à aller au travail. Mes affaires sont prêtes, j'ai enfin trié le quintal de papiers que j'avais en souffrance depuis des années, j'y vois plus clair. Des secousses inattendues ont secoué ma fausse tranquillité. Je ne te l'ai pas dit, mais j'ai eu récemment une dispute importante avec Thiom. Rien de très nouveau, juste la dispute de trop qui m'a fait énormément réfléchir. Car elle m'a touchée au delà de ce que j'avais attendu. La dernière fois que j'avais ressenti une telle violence, c'était il y a bien des années, du temps où nous étions ensemble. Il avait quitté l'appartement en claquant la porte et je m'étais lancée à sa poursuite. En vain. Une douleur intense, morale, tellement intense que j'avais traduite en douleur physique en me lacérant la main droite. Des traces que je porte toujours. Je m'étais promis de ne plus me retrouver dans une situation aussi critique. Je n'ai pas réussi à tenir la promesse que je m'étais faite. Ce soir-là, j'aurais eu sous la main quelque chose de contondant, je suppose que la tentation aurait été trop forte. Ne pouvant rejeter cette violence sur quelqu'un d'autre, j'étais prête à la reporter sur moi une seconde fois. Pourtant notre relation a bien changé, j'ai bien changé. Mais. Je ne me promets pas à nouveau que ça n'arrive plus, mais je fais tout ce que je peux pour éviter ça. Du moins l'explication avec Thiom a permis de dire des choses importantes. Plus précisément j'ai pu apprendre de lui des choses importantes. Je ne te cache pas que je suis dans des situations délicates. Ma dispute avec Thiom n'est qu'un élément d'un paysage complexe. J'ai une porosité à ce que vivent ceux que j'aime qui fait que leurs soucis viennent se mélanger un peu aux miens. Je m'inquiète pour eux. Ca ne va pas très bien. Il m'est parfois possible d'intervenir, d'autres fois je ne peux qu'être là et écouter, désarmée, à les regarder se débattre et s'épuiser. Difficile pour moi qui suis parfois plus qu'impliquée dans ce qu'ils vivent.
Pour finir ce post sur ce que j'écoute en boucle en ce moment, parce que j'ai vécu un concert mémorable avec J. :