Le sieur Jean-Luc-sur-son-blanc-destrier a fait la peau au dragon qui gardait mes Très-Saintes-Pattes-de-Mouche et terrorisait par la même occasion les braves gens vivant dans les vertes contrées de ce pays merveilleux, et cela depuis, pfiuuuu, au moins une année...
Fabienne Franseuil est une brelle de la technique, mais l'euthanasie n'est pas autorisee dans ce beau pays. Vous pouvez la joindre via le mail à fabienne.franseuil[at]free.fr. A bonne entendeur...
Et puis vous pouvez aussi aller vous promener par :
jeudi, juin 30, 2005 Promenades en Vercors Promenade intérieure, en Vercors. J'ai beaucoup réfléchi au cours de ce séjour. J'ai vu un couple qui a vécu au travers des décennies qu'ils ont passées ensemble, des épreuves qu'ils ont du traverser. Ensemble, comme je le perçois, complices, non comme ma mère qui a couvert mon père qui faisait ses dégueulassetés sur ma soeur ainée, mais complices comme des amants qui par hasard seraient amis, parents, époux. Je repense à l'histoire dont je sors... Bordel, ces choses sont possibles, ce que je cherche, c'est possible, et j'en crèverai peut-être de chagrin avant de l'atteindre, mais pour l'heure je continuerai à chercher. Mes histoires récentes ne me détourneront pas de cette recherche, j'espère que je saurai tenir sur la longueur et résister à la tentation de me mettre en couple avec le premier avec qui je passe une semaine agréable. C'est autre chose que je recherche. Ce que je cherche ? L'idée même de répondre à cette question me fait sourire... Je recherche un être humain, qui saura me montrer sa puissance, son désir d'être, cette faim dévorante de la vie, la curiosité, un esprit tellement ouvert que sans soutien il s'en perdrait, quelqu'un en qui je puisse poser ma confiance. En qui j'aurais même suffisamment confiance pour pouvoir croire qu'il pourrait, un jour peut-être, devenir le père de mes enfants. Vous voyez, je crois que je n'aurais jamais d'enfants. Avec l'histoire dont je sors, avec mon âge, avec mon désir de commencer par faire un enfant à deux, avec mes exigences liées à tout ça et à mon histoire personnelle, je ne vois pas très bien comment je pourrais avoir un enfant avec quelqu'un. Je ne cherche même pas à savoir jusqu'à quel âge une femme peut avoir des enfants pour ne pas être influencée... Il y aura un couple, un vrai, d'abord, ou il n'y aura rien. Je crois que ça me plairait, d'avoir un enfant, un jour, mais je préfère ne même pas y penser à l'heure actuelle. Je viens d'effacer un sms du 14 avril 2004, qui disait : "une prochaine fois peut-être...". C'était Nava qui répondait au message dans lequel je lui disais que le test de grossesse que j'avais fait était négatif (une sombre histoire de pilule oubliée). Cette année en mars-avril, il disait qu'un jour je serai avec quelqu'un et qu'il viendrait me faire un ou deux enfants... Je n'avais rien dit, pas même que même si c'était une blague, il fallait qu'il sache que c'était hors de question et pourquoi. Je ne dirai rien de plus, ça ne sert à rien. Je suis passée par quelques moments de solitude dernièrement. Ce soir d'ailleurs... Que c'est dur parfois. J'ai une grosse lassitude, là tout de suite. Ben voilà, juste là, j'aurais besoin d'un petit câlin, ou d'un peu de cette fameuse confiture... Vous savez, on se couche l'un contre l'autre, les deux peaux entrent en contact l'une avec l'autre, et on ne bouge plus, on n'entend plus que le bruit des respirations, des mains qui serrent, et tout est calme. J'aimerais bien qu'on me baise un petit peu moins et qu'on m'aime un petit peu plus. Ma vie sexuelle a beau s'être assagie, j'ai beau avoir fait une ou deux rencontres intéressantes, j'ai cette idée qui me persiste en tête... Et puis j'aurais besoin de faire mon coming out. Non pas d'admettre que les filles m'attirent aussi (enfin, croyante mais non pratiquante, hein), depuis le temps que je parle des Scandaleuses, vous devez être vaguement au parfum, mais non, je voulais parler de ma situation avec Thiom. Dire enfin à ma famille que je ne suis plus avec lui (et ce depuis... pfiouuuuu), assumer les effets de la révélation. Assainir tout ça, cesser de jouer la comédie à chaque fois que je vois un membre de ma famille... Non que je pense qu'ils me comprendraient mieux, ça j'ai tiré un trait dessus. Mais il se trouve que j'en ai assez de dissimuler, ce sont les personnes coupables qui dissimulent, ça ne devrait pas être à moi de dissimuler des choses... Je n'ai rien à me reprocher, du moins sur ce sujet. Je suis en train de réfléchir à la chose. Mais ça n'atténue pas la lassitude de ce soir... Je crois que je vais aller me coucher... Petit à petit ça va bien se décanter.
11:55 PM
mercredi, juin 29, 2005 Ce soir je fais ma crâneuse... ... parce que voyez-vous, moi ma bonne dame, eh bien je suis un Têtard. Tout à fait. Et ça, c'est pas une petite récompense, en plus pour une année de plaisir de jouer, d'histoires en échos...
2:10 AM
jeudi, juin 23, 2005 Message utilitaire Je suis un peu embêtée... J'avais la conviction d'avoir en ma possession la chanson de Louis Prima, Just a Gigolo, que je pensais passer à une des élèves de mon cours de théâtre pour annoncer sa scène, une histoire de femme un peu âgée qui cherche un jeune homme à se mettre sous la dent dans un grand hôtel. Mais manifestement Louis Prima a été victime des Grandes Purges et aucune trace sur support illicite n'en a été conservée dans cet appartement... J'ai horreur de faire ça mais est-ce que l'un ou l'une d'entre vous aurait la chanson et pourrait me la mettre à dispo quelque part pour que je puisse la récupérer ? Sachant que mes investigations m'ont pris pas mal de temps et que j'en aurais besoin demain matin à la première heure... A vot'bon coeur msieurs dames...
9:47 AM
mardi, juin 21, 2005 Petit retour en arrière Dans ma note du 23 mai, je parlais de petits rêves sensuels et inachevés... J'avais à vrai dire en tête le rêve que je venais de faire, et pour des raisons qui me sont propres, j'avais décidé de ne pas m'étendre sur la question. Mais aujourd'hui est un jour spécial et...
Je suis dans une cuisine, c'est le soir. La lumière est allumée, crachote un halo qui maintient les formes dans une semi-pénombre. Je ne connais pas les lieux. L'endroit est agréable, je crois que je suis dans un appartement que je partage avec des colocataires sympa. Suffisamment sympa d'ailleurs pour se faire discrets et éviter de s'attarder à la cuisine ce soir. C'est que je ne suis pas seule. J'ai invité à diner un jeune homme. Nous venons de terminer un repas agréable, prolongé d'une discussion à bâtons rompus sur des sujets futiles qui nous ont amenés à des domaines plus profonds et personnels. Je suis bien. Tout ceci s'est déjà passé quand commence le rêve proprement dit. J'ai dû me lever pour aller chercher quelque chose, il a dû faire de même et comme la cuisine est relativement exigue, nous nous retrouvons face à face. Le temps a dû perdre le fil, s'emmêle les pinceaux entre les secondes et les minutes. Je le regarde, il me regarde. J'étais sans doute en train de dire quelque chose, mais je suis happée par la couleur de son oeil, je m'interroge... bleu ? gris ? vert ? brun ? Je m'approche un peu pour en avoir le coeur net et finalement ce sont mes lèvres qui se posent sur les siennes. Je n'avais pas prévu, je n'avais rien prévu, mais mes lèvres savent ce qu'elles veulent et laissent libre cours à leurs investigations furtives. Il ne s'écarte pas, mais se rapproche imperceptiblement. Puis je me détache, le prends par la main et l'emmène jusqu'à ce que je suppose être ma chambre. Referme la porte derrière lui. L'endroit est chaleureux mais tiède : la fenêtre est restée ouverte. Je monte sur le lit pour la refermer d'un geste un peu nerveux... Puis je me retourne... ... et me réveille.
samedi, juin 18, 2005 Là-haut, sur la montagneuuuu Le titre, c'est parce que demain à la première heure je pars à Grenoble rejoindre un couple d'amis dans leur chalet et qu'on va sans doute faire de la randonnée (là-haut sur la montagneuuuu, pour ceux à qui il faut vraiment mâcher le travail). Bon, avant de partir je voulais répondre à mes mails en souffrance depuis... fort longtemps. Je voulais régler quelques petits comptes avant de partir, c'est fait aussi (tu te reconnaîtras).
Des choses, il s'en est passé ces derniers temps... Je ne sais plus avec combien de personnes j'ai pu discuter en quelques semaines, mais c'est assez colossal. Un peu trop d'ailleurs, j'en viens à oublier ce que j'ai dit à l'une ou à l'autre, du coup je me répète comme une petite mamie qui a vécu la guerre. Mais là je n'ai pas trop le loisir de m'étendre (parce que justement je voudrais m'étendre (vous avez le droit de rire mais ne vous sentez surtout pas obligés).
J'ai fait il y a quelques jours l'une de ces découvertes fantastiques que seuls les blogs attestent, les personnes normales oubliant vite ce genre de constructions bancales et oniriques dénuées de la plus quelconque utilité que les bloggueurs conservent religieusement en note mentale ou manuscrite. J'ai découvert que si le "je t'aime" a perdu tout sens, eh bien, une autre phrase avait conservé une certaine aura. A la fois distante, collective ou singulière, amoureuse ou amicale, polysémique en tout cas... Elle m'est souvent revenue en tête ces derniers temps. Cette phrase, c'est :
samedi, juin 11, 2005 Ankh Le titre c'est une petite blague mauvaise pour les non-incultes, les autres laissez tomber... Kobal2 me traite de pédé, et quand Kobal2 me traite de pédé c'est que ça fait longtemps que j'aurais dû donner des nouvelles. Bien, comme je ne suis pas du genre à faire des post-post mortem, vous pouvez conclure que je suis vivante. Je suis même passée régulièrement ici. J'ai lu tous les petits mots que vous avez postés ici. J'aurais voulu y répondre, parfois j'ai commencé à taper des choses, et puis j'ai réalisé que je n'y étais pas. J'ai souvent refermé la fenêtre. J'ai la tête pleine, et j'aimerais parfois la vider, mais ça ne passe pas. Alors je fais avec et j'avance. Plus concrètement je suis partie ce week-end à Bordeaux pour l'anniversaire de Nava, et j'y ai rencontré son adorable petite amie, mais ces quelques jours n'ont rien eu de paisible et léger. J'ai enchaîné sur une semaine d'autant plus mouvementée que je dors en points tillés. Je suis dans un monde irréel où la rencontre fortuite de Michaël, qui est à l'origine de Martha K, m'a presque semblé la plus naturelle des choses. Je ne dis pas grand chose, et j'ai horreur de faire ça mais je voulais dire à ceux qui ont eu la gentillesse de m'écrire que je leur répondrai prochaînement, en espérant qu'ils ne m'en voudront pas trop. Mais c'est tout bloqué...
6:17 PM